Archive pour la catégorie ‘UBS’

Où UBS gagne-t-elle de l’argent ?

Jeudi 17 novembre 2011

Aujourd’hui, UBS publie des informations plutôt précises et intéressantes sur ses domaines d’activité et la rentabilité de ceux-ci : 2011 UBS Investor Day, article publié en anglais.

Outre un certain nombres de ratios, on y trouve tout d’abord une excellente nouvelle pour les actionnaires : le retour des dividendes, soit la fin de la crise. De là à penser que M. Grübel Lire le reste de cet article »

Oswald Grübel est-il vraiment le sauveur d’UBS ?

Vendredi 16 septembre 2011

Début 2009, UBS accueillait en sauveur Oswald Grübel, retraité, ancien dirigeant de Credit Suisse. Personnage légendaire, orphelin de guerre né en 1943 en Allemagne, il a grandi dans la République Démocratique Allemande. Il aurait réussi à quitter le pays à l’âge de 10 ans pour rejoindre l’Ouest. Ceci sonne très héroïque, mais n’oublions pas que le Mur de Berlin n’a été construit que 8 ans plus tard… Quand il est arrivé à l’UBS, les rumeurs ont enflé. Pour résumer les différentes anecdotes : c’est un tueur.

Certes, l’une des premières mesures qu’il a proposé est la réduction de 10% des postes. Vu qu’il a été engagé avec un salaire annuel de 3 mios CHF, contre 2 mios CHF pour son prédécesseur, quarantenaire, il fallait déjà bien sortir une dizaine de collaborateurs normaux pour compenser cette hausse. Cette politique a eu un effet Lire le reste de cet article »

Faiblesses de l’ancienne stratégie UBS IV : perte de crédit

Vendredi 13 août 2010

Comme énoncé précédemment, sur le papier la stratégie d’UBS semblait excellente. Cependant, la banque a souffert de deux éléments :

  1. La dépendance totale de son activité à la confiance des acteurs économiques
  2. La problématique des prévisions autoréalisatrices, lorsque la presse parlait continuellement d’une possible faillite de la banque


Une activité qui repose entièrement sur les créanciers

Le mot « crédit » découle directement du verbe latin « credere », qui signifie croire. Il implique le concept de confiance accordée par le créancier à son débiteur : confiance dans sa capacité de payer les intérêts et surtout dans celle de rembourser le capital.

Le concept est bien connu lorsqu’une banque octroie des crédits, notamment dans les situations douloureuses où elle les refuse parce que la situation du client ne répond pas aux critères prédéfinis qui permettent à l’établissement de lui faire confiance. A l’inverse, ce qui est moins connu, la banque est également dépendante Lire le reste de cet article »

Faiblesses de l’ancienne stratégie UBS III : l’externalisation

Mardi 2 février 2010

Pour une banque, il est courant d’externaliser des activités telles que le nettoyage et l’entretien des immeubles ou l’informatique, voire des opérations de back-office. Dans de tels cas de figure, les risques sont généralement assez faciles à identifier. De plus, le recul est tel que l’on peut facilement se fier à des expériences antérieures menées par des établissements concurrents. Ainsi, ces opérations donnent lieu à des études détaillées, avant d’être dûment approuvées. Après parfois quelques erreurs de jeunesse, le projet entre dans les moeurs et devient une simple routine, faisant gagner de l’argent à l’entreprise, mais réduisant souvent le confort des utilisateurs…

Dans la crise dite des subprimes, on assiste à une problématique d’externalisation, qui non seulement n’en portait pas le nom, mais portait sur des activités stratégiquement importantes sur le Lire le reste de cet article »

Faiblesses de l’ancienne stratégie UBS II : Une faille dans le modèle

Mardi 26 janvier 2010

Tout et son contraire a déjà été dit sur le commencement de la crise pour UBS, à savoir la Crise des Subprimes. Comme c’est trop souvent le cas, des gens ont été lourdement jugés pour leur ignorance d’informations qui n’allaient être découvertes que précisément en raison de leurs erreurs.

Essayons plutôt de comprendre les faits. Pour UBS, l’histoire a débuté par la disgrâce étonnante de Peter Wuffli, ancien CEO de la banque, dans des conditions troubles. Officiellement Marcel Ospel l’avait proposé comme successeur à la tête du Conseil d’administration et le refus des autres Lire le reste de cet article »